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Citrouilles sauvées des ordures pour un impact environnemental et social

Vendredi, 24 Novembre, 2017 - 10:00

L’opération « Sauvons les citrouilles » des ordures, opérée par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield et le PRAQ (Pour un Réseau Actif dans nos Quartiers) à l’occasion de l’Halloween, a été l’exemple parfait, à petite échelle, d’une action environnementale que l’on fait rebondir pour lui donner un impact social, économique et environnemental, et donc agir dans le sens du développement durable. Les citrouilles récupérées au nombre de 92 ont été cuisinées par 52 personnes pour être distribuées aux bénévoles et citoyens sous plusieurs formes : soupe, potage, graines de citrouille, purée, cubes de citrouilles… 

Appuyée par une campagne de communication, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield a trouvé à l’Halloween, en parlant de l’avenir des citrouilles, une occasion supplémentaire d’inciter les citoyens à adopter des comportements censés et responsables en matière de gestion des matières résiduelles. Maggy Hinse, conseillère en environnement à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield rappelle l’évidence : « la citrouille est un aliment, elle ne se jette pas, elle se mange ou, ultimement, se composte. Dans ce cas-ci, l’objectif était d’inviter le plus grand nombre de personnes à réfléchir avant d’envoyer leur citrouille, et tout autre élément en fin de vie utile, aux ordures, car tout le monde ne cuisine pas ses citrouilles ». Les citoyens avaient donc la possibilité de profiter de la collecte de résidus verts pour se débarrasser de leur citrouille ou encore de la remettre au PRAQ, via l’un des points de dépôt afin que l’organisme utilise cette matière première à des fins d’alimentation et d’intégration sociale.

Initiés par le PRAQ, quatre ateliers ont été mis sur pied. Un groupe d’étudiants à l’école de la Baie-St-François, le Cercle de Fermières de Notre-Dame de Bellerive avec le Café des deux Pains, la Maison de la Jeunesse 12-17 et un groupe d’étudiants du Centre du Nouvel-Envol. Audrée Bourdeau, agente à la vie de quartier au PRAQ, précise que « ce sont 52 participants qui, ensemble, ont mis la main à la pâte pour donner une seconde vie aux 92 citrouilles ramassées. Leur travail consciencieux a permis un apprentissage pour une récupération optimale et exemplaire des citrouilles. Plusieurs chaudrons de soupe, potage, purée ont été cuisinés. Des cubes de citrouilles à congeler ont été ensachés, au moins 5 000 graines de citrouille ont été séchées et même 365 litres de compost ont été générés par les déchets. Au bout du processus, ce sont des citoyens et des bénévoles qui ont pu savourer le résultat de ce labeur ».