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Agrile du frêne

Salaberry-de-Valleyfield n'est pas encore touchée par l'agrile du frêne.

L’agrile du frêne a été détecté pour la première fois en Amérique du Nord en 2002, mais probablement qu’il serait arrivé sur le continent au moins une dizaine d’années plus tôt. Ce coléoptère originaire de l’Asie s’est révélé hautement destructeur. Depuis son arrivée, il a détruit des millions de frênes et CONTINUE de se propager dans de nouvelles régions, causant des dommages économiques et écologiques considérables.

Les scientifiques du Service canadien des forêts (SCF) estiment que les coûts des traitements, d’enlèvement et de remplacement des arbres affectés par l’agrile du frêne dans les municipalités canadiennes peuvent atteindre 2 milliards de dollars sur une période de 30 ans. Les importants impacts écologiques de la mortalité des frênes sur les organismes aquatiques, les oiseaux et la végétation du sous-bois attendus sont présentement à l'étude. (Source : Ressources naturelle Canada)

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Comment identifier un frêne

En Amérique du Nord, 16 espèces de frênes poussent naturellement. De ces espèces, nous retrouvons trois espèces dans les forêts du Québec : le frêne d’Amérique (Fraxinus americana), le frêne rouge ou frêne de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica) et le frêne noir (Fraxinus nigra). En milieu urbain, plusieurs autres espèces et cultivars horticoles constituent notre ambiance paysagère.

Les frênes sont des arbres d’une grande beauté d’où leur présence importante dans nos paysage urbains. De grand déploiement, ils peuvent atteindre 15 à 20 mètres de hauteur (environ 45 à 60 pieds) et vivre plus de cent ans. Les feuilles de frêne sont composées de 5 à 11 folioles et la disposition opposée des feuilles sur les branches est le principal caractère distinctif des frênes. Les fruits du frêne sont des samares verdâtres allongées regroupées en grappe, souvent abondantes.  

Toutes les espèces et cultivars de frênes indigènes au Québec sont attaqués par l’agrile du frêne et la majorité des individus vont en succomber rapidement. 

Pour identifier un frêne et connaître ses bénéfices écologiques, consultez le site du Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes.

Traitements préventifs

Il est important que notre vision de l’arbre passe d’une vision esthétique à une vision axée sur la biodiversité et les services écologiques que les arbres nous rendent. Un jeune arbre planté à la place d’un arbre mature prend des dizaines d’années à remplir les mêmes fonctions. Il faut donc considérer ces pertes dans nos écosystèmes urbains d’où l’intérêt des traitements préventifs pour protéger les frênes.   

Vous avez un frêne que vous souhaitez protéger de manière préventive, il est possible de faire un traitement préventif.

Actuellement au Canada, quatre produits sont homologués pour lutter contre l’agrile du frêne:  Acecap (acephate), Confidor (Imidaclopride), Ima-Jet(Imidaclopride) et TreeAzin (Azadirachtine).

Ces traitements se font par des spécialistes qui détiennent le certificat d’enregistrement en vertu du règlement municipal 222 sur les pesticides. Consultez la liste des entrepreneurs certifiés et spécialisés.

Des quatre (4) produits existants, seul le TreeAzin peut être utilisé et appliqué par un entrepreneur qui détient un certificat d’enregistrement sans que vous, comme  citoyen, soyez dans l’obligation de procéder à une demande de permis temporaire.

Cet Entrepreneur sélectionné effectuera une injection de TreeAzin à votre frêne. Il s’agit d’un biopesticide issu des graines du margousier (ou neem), une espèce d’arbre tropical. Il s’agit d’un insecticide fabriqué à base d’un produit naturel. À l’instar de l’Ontario et de la Ville de Montréal, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield reconnait cet insecticide systémique végétal naturel avec un statut de biopesticide. Cette reconnaissance comme biopesticide par Salaberry-de-Valleyfield découle d'avis de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada (ARLA), de Ressources naturelles Canada et du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Le TreeAzin s’est démontré efficace contre l'épidémie. Il agit comme une sorte de « vaccin » qui protège l’arbre pendant plus de deux ans. Il est possible de sauver un frêne infesté, à condition qu'il ne soit pas attaqué  à plus de 30 %.

La période adéquate pour traiter les frênes est du 15 juin au 31 août.

ATTENTION | RAPPEL- Des entrepreneurs offrent également des traitements avec les trois (3) autres pesticides existants pour lutter contre le dépérissement des frênes occasionné par les ravages de l'agrile du frêne : Acecap (acephate), Confidor (Imidaclopride), Ima-Jet (Imidacloride). Si vous octroyez un contrat à un entrepreneur, il est de VOTRE RESPONSABILITÉ de vous assurer qu’il possède son certificat d’enregistrement délivré par le service de l’Environnement et des travaux publics ET VOUS VOUS DEVEZ de déposer une demande de permis temporaire.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute information ou précision à ce sujet : 450 370-4820 ou pesticides@ville.valleyfield.qc.ca

Stratégie municipale

 

Bien que non identifiée encore sur le territoire de Salaberry-de-Valleyfield, l’agrile du frêne présente une grande menace pour notre forêt urbaine. Nous avons donc déployé une stratégie municipale de prévention et de lutte contre l’agrile du frêne.

  • Dépistage visuel et par écorçage depuis 2013.
  • Conférences par l’experte Madame Micheline Lévesque, agronome et biologiste, en juin 2016 au comité consultatif en développement durable, aux élus, directeurs et représentants municipaux, ainsi qu’aux citoyens.
  • Communications.
  • Début de l’inventaire des frênes et géoréférencement.
  • Planification de la gestion différenciée des frênes.
  • Traitement préventif des arbres municipaux

La Ville a reçu un don de 12 litres de TreeAzin d’Arbres-Canada et de Bioforest inc. d’une valeur de 7200$, protégeant ainsi les arbres pour 2 ans contre les dommages causés par l’agrile du frêne.

65 frênes sélectionnés consciencieusement dans 4 lieux publics :   

  • Parc Paquette

  • Parc Gagnier

  • Vieux-canal est, côté rue Hébert

  • Terre-plein avenue du Centenaire

 

REPORTAGE COGECO AU SUJET DU TRAITEMENT PRÉVENTIF

 

Signalements pour la gestion de l'agrile

Si vous effectuez un traitement préventif d’un ou plusieurs de vos frênes, nous vous encourageons à en informer le service de l’environnement et des travaux publics. Nous allons géoréférencer les arbres protégés sur notre territoire pour en faire une cartographie qu’ils soient du secteur public ou privé. Cet écosystème urbain forestier est l’affaire de tous. Votre participation à sa protection est importante. 

Si vous identifiez l’insecte, la fameuse Agrile du frêne ou encore voyez les symptômes de sa présence sur un arbre, nous vous invitons également à nous contacter sans délai au 450 370-4820.

Signes d'infestation par l'agrile du frêne

Un « signe d’infestation » est un indice physique de la présence de l’insecte sur l’arbre.

Les principaux signes confirmant la présence de l’agrile du frêne sont les suivants :

  • Galeries larvaires en forme de « S » très prononcés
  • Trous de sortie de l’insecte adulte en forme de « D »
  • Trous de pics et enlèvement d’écorce par les écureuils
  • Encoches d’alimentation sur le feuillage
  • Présence de la cochenille virgule du pommier
  • Branches à la cime de l’arbre dégarnie de feuilles
  •  Présence de pousses adventives sur le tronc de l’arbre ou à sa base (gourmands)

Pour plus de détails sur les principaux signes d’infestation par l’agrile du frêne, consultez le site du Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes.

Autres insectes ravageurs du frêne

Mis à part l’agrile du frêne, d’autres insectes de différentes familles peuvent causer des dommages aux frênes. Ces ravageurs s’attaquent généralement aux frênes stressés ou dépérissant. Contrairement à l’agrile du frêne qui crée des ravages non sélectifs, ces autres insectes ont des effets généralement restreints dans quelques foyers d’arbres seulement.