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Les clés pour comprendre le développement commercial - 400 commerces de détail… mais achetez-vous localement?

DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL
Novembre 2012

Ces dernières années, le caractère commercial de notre ville s’est métamorphosé. À l’approche des fêtes, réalisez-vous que des milliers d’opportunités s’offrent à vous à deux pas? Marie-Claude Côté, conseillère au développement, Kevin Memon, agent de développement et Michel Joly, directeur du Service des relations avec le milieu, communiquent leur enthousiasme et font tomber nos préjugés.

L'équipe du développement

Pensez-vous que les citoyens ont une bonne idée de l’envergure des possibilités de magasinage dans leur ville?
On oublie souvent toute la diversité des produits disponibles chez nous. Nous remarquons qu’étrangement la population néglige les commerces établis depuis longtemps… comme si on pensait que ces commerces ne s’étaient pas renouvelés. C’est pourtant faux! L’image de l’entreprise a peut-être peu changée, mais ses collections et ses produits évoluent et suivent les tendances. Aussi, nous avons l’habitude de penser davantage aux commerces regroupés en oubliant les entreprises florissantes situées à proximité.

En quoi peut-on dire que l’offre commerciale est dense et variée?
Nous retrouvons ici à la fois de grandes chaînes ou « magasins à rayons » ainsi que des commerces spécialisés. Ces boutiques, très souvent indépendantes, proposent des produits qui se distinguent des boutiques-bannières; une belle force pour notre ville et ses citoyens. C’est près de 400 commerces de détail que l’on retrouve dans notre localité!

Quelle est la clé qui assurera le succès du développement commercial campivallensien?
La motivation des commerçants à investir, à innover et à travailler ensemble.

Comment la Ville contribue-t-elle au développement commercial et peut-elle soutenir les commerçants?
Les actions mises de l’avant par la Ville sont nombreuses et doivent s’échelonner dans le temps, de façon graduelle. Ces dernières années, nous avons voulu contribuer à l’embellissement des artères commerciales du centre-ville par l’achat de nouveaux éclairages par exemple. Nous avons organisé des formations et du « coaching » pour les commerçants. Par l’entremise de Destination Salaberry-de-Valleyfield, nous faisons une promotion des attraits touristiques et récréatifs estivaux qui génèrent des retombées sur le plan commercial. Nous soutenons le développement du tourisme d’affaires avec le centre municipal de congrès. Nous avons mis sur pied un important programme de rénovation pour les façades commerciales afin d’appuyer, par une subvention, les propriétaires dans leurs démarches d’amélioration.

Il ne faut pas oublier que la Ville contribue aussi financièrement à la campagne d’achat local de la Chambre de commerce et d’industrie et ce ne sont que quelques exemples.

Comment envisagez-vous l’avenir?
Très positivement! Salaberry-de-Valleyfield peut devenir une destination commerciale régionale en se distinguant. La richesse patrimoniale et architecturale de certaines artères ou certains quartiers, comme notre réel centre-ville historique, représente un potentiel énorme, alors que les localités plus jeunes n’ont pas cette chance. Notre plan d’aménagement du centre-ville constitue un élément très important dans notre initiative de redéploiement commercial. Il définit la vision à long terme de notre développement urbain. Les projets identifiés comme porteurs pour notre vitalité économique représentent, à notre avis, des opportunités de développement indéniables pour des investisseurs.

Avons-nous identifié des besoins commerciaux spécifiques?
Oui, il y a de la place pour de l’alimentation spécialisée et des restaurants familiaux, excluant la restauration rapide, qui est en surnombre. Les vêtements pour la famille et les chaussures sont aussi en demande.

De leur côté, quels défis les commerçants devront-ils relever?
Renouveler leur clientèle. Pour la rajeunir, il faut plus qu’un inventaire de qualité; il faut attirer l’attention, être au goût du jour et posséder une image renouvelée. Investir dans l’amélioration de son image, c’est rentable!

Après 5 ans de travail, quelle réalisation de votre service constitue une fierté?
La mise sur pied du programme de rénovation de façades . Ce programme connaît beaucoup de succès et génère des retombées non négligeables : soutien financier aux promoteurs et commerçants, accroissement des investissements, vitalité de la construction, embellissement de notre milieu de vie, etc.

La réalisation du premier théâtre d’eau québécois, Ohneka, en collaboration avec la Société du Vieux Canal, l’est aussi. Il permet à des visiteurs de découvrir Salaberry-de- Valleyfield et d’y revenir…

On cherche à dynamiser le centre-ville et à augmenter son attractivité et, en même temps, on permet les investissements accrus sur le boulevard Monseigneur- Langlois. N’est-ce-pas con¬tradictoire?
Les grands boulevards commerciaux, grâce à leur important volume de transit routier, sont toujours attractifs pour les investisseurs et promoteurs. Ils accueillent des grandes chaînes ou bannières qui desservent une clientèle non seulement locale, mais aussi régionale. Ces commerces constituent donc des pôles commerciaux régionaux et font entrer chez nous des consommateurs de l’extérieur. Cependant, l’un des défis est justement d’avoir un centre-ville qui offre une assez grande diversité et qualité de produits ou d’expérience (attraits et restaurants) à faire découvrir à cette même clientèle externe qui s’est déplacée de l’extérieur vers notre territoire. L’ambiance est aussi un élément générateur d’achalandage dans les centres-villes. Les consommateurs ne fréquentent pas les grands boulevards commerciaux et les grandes chaînes pour l’ambiance, ils la recherchent au coeur des villes et des noyaux historiques.

En ce temps des fêtes, quelles recommanda¬tions adresser aux Campivallensiens?
Pourquoi ne pas se fixer comme objectif d’acheter 80 % de nos cadeaux localement? Nous économiserions ainsi en temps, en déplacements et l’expérience sera des plus agréables. Surtout, pensons à se procurer des chèques-cadeaux auprès de la Chambre de commerce et d’industrie. Ils sont échangeables dans 225 commerces et boutiques d’ici! C’est en somme un double cadeau : un premier pour celui qui le reçoit et le deuxième pour nos commerçants locaux que l’on encourage.


Reportage issu du Bulletin municipal de novembre 2012
Sur la photo, de gauche à droite : Kevin Memon, Michel Joly, Marie-Claude Côté - Service des relations avec le milieu