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Stratégie québécoise de l'eau potable | Agir pour consommer mieux

ENVIRONNEMENT ET TRAVAUX PUBLICS
Juin 2017

La stratégie québécoise d’économie d’eau potable implantée en 2011 oblige les municipalités à agir en vue de réduire la consommation d’eau potable au niveau résidentiel, commercial et industriel.

Cette stratégie cible une consommation maximale de 622 litres d’eau par personne par jour. À Salaberry-de-Valleyfield, elle est de 853 litres. Quelle est la cause de cet écart? En grande partie, cela provient des fuites causées par des bris de conduites : le volume maximum de fuites devrait être, dès cette année, de 15 m3/km; il est de 64,6m3/km. Sur notre réseau, approximativement 40 % de l’eau produite se perd; une situation en partie attribuable à l’âge avancé du réseau d’aqueduc.

L’atteinte de ces objectifs représente un enjeu environnemental, mais aussi financier : les municipalités qui ne les atteignent pas pourraient se voir couper l’aide financière promise par le gouvernement. Les professionnels de la gestion de l’eau entendent donc concentrer leurs efforts dans la recherche de fuites.

COMMENT FAIRE?

Repérer plus de fuites − Résidents, soyez vigilants : vous entendez de l’eau s’écouler par le biais d’un couvercle d’égout ou d’un regard pluvial?  Appelez le Service des travaux publics (450 370-4820) et faites un signalement.

Évidemment, repérer des fuites souterraines n’est pas simple. Cela se fait par l’écoute du bruit provenant des vibrations liées à l’eau qui s’écoule. Pour plus d’efficacité, plusieurs systèmes d’écoute modernes sont à l’essai.

Entretenir avec plus de rigueur le réseau − Le rinçage unidirectionnel, l’inspection systématique des vannes de rue ou l’installation d’anodes sacrificielles permettant de stopper la corrosion des conduites, sont autant d’outils à intégrer ou à multiplier pour améliorer l’entretien.

Poursuivre les actions actuelles telles que : la réglementation sur l’utilisation de l’eau potable, la mise sur pied de l’Escouade verte, l’installation de compteurs d’eau dans les institutions, commerces et industries (ICI) et la réfection et la réhabilitation de plusieurs conduites d’aqueduc des artères principales. Depuis 2010, le chemisage d’aqueduc a nécessité des investissements de 7 500 000 $, et ce, pour 12,4 km.

Ici, l’abondance de l’eau ne doit pas être un frein aux efforts pour réduire notre consommation. Le processus de transport et de transformation de l’eau demande énergie, entretien et investissements financiers majeurs, et ce, où que l’on habite!