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Tous plus efficaces

ART ET CULTURE
Octobre 2015

Dans les semaines à venir, les coordonnateurs du Service récréatif et communautaire devront rencontrer individuellement les 120 organismes accrédités afin de leur expliquer les changements concrets apportés par la nouvelle politique de reconnaissance et de soutien des organismes, une politique datant de 1997. Entrevue avec René Monette, directeur du Service récréatif et communautaire.


 
Pourquoi une révision de cette politique?
Le conseil municipal veut encourager le développement d’une offre pertinente de services. Il veut répondre efficacement aux multiples demandes des organismes dans le respect des ressources, d’une distribution équitable et d’une utilisation optimale en fonction des besoins et des priorités de la Ville. Pour optimiser nos ressources, faire plus avec moins, nous devons remettre en question les façons de faire. Cette politique datait d’avant le regroupement de Saint-Timothée, Grande-Île et Salaberry-de-Valleyfield. Avec le temps, les organismes se sont multipliés, des habitudes se sont prises et les besoins des citoyens et organismes ont évolué depuis. 
 
Qui est concerné par cette politique?
Seuls les organismes oeuvrant dans les champs d’intervention de la municipalité, soit le sport, la culture et les loisirs, les événements spéciaux et le communautaire, peuvent être accrédités. Nous distinguons les organismes dédiés aux moins de 18 ans, prioritaires et bénéficiant de gratuités (ex. : terrain de soccer), de ceux s’adressant aux adultes qui profitent de tarifs privilégiés pour l’utilisation de biens et services.
 
Des services deviennent payants?
Le fait d’établir un cadre, de réviser les tarifs, les espaces et les services agit comme un ticket modérateur. Cette rationalisation des opérations oblige chacun à évaluer ses réels besoins pour rentabiliser les investissements et l’efficacité.
 
Les changements sont nombreux côté locaux?
Un diagnostic de nos bâtiments a permis d’identifier ceux qui avaient du potentiel, dont la rénovation majeure valait la peine, et ceux dont il fallait se départir. Grâce à cela, l’église Saint-Augustin est aujourd’hui un bâtiment adapté aux besoins des organismes. Les locaux des anciens bâtiments divisés en classes ne permettent pas de rationaliser les opérations. Un bâtiment doit compter une cuisine commune et non une par salle; les salles de réunion peuvent se partager. Mutualiser ainsi les dépenses à long terme servira les organismes et les citoyens en plus de faire de la place à de nouveaux organismes. Toute cette mise à niveau se fait en tenant compte des mesures d’accessibilité universelle.
 
Comment fonctionnez-vous avec un organisme d’envergure comme la Cité des Arts et des Sports?
La grande majorité des organismes accrédités ne possède pas d’équipements à entretenir. Par contre, la Cité des Arts et des Sports, par exemple, gère et entretient ses bâtiments et équipements. Ce sont donc des partenaires qui signent avec la Ville un protocole privilégiant l’autofinancement de l’organisme.
 
Le nombre d’organismes accrédités diminue-il?
À la suite de cette révision, nous sommes passés de 188 à 120 organismes parce que certains ne cadraient pas dans les champs d’intervention ou, par exemple, s’étaient regroupés. Finalement, après ces ententes, nous serons en mesure d’identifier un interlocuteur par mission commune (ex. : ensembles musicaux, regroupement de personnes âgées…). Si nous reconnaissons leur individualité, nous devons admettre que leurs besoins sont similaires. Ils seront donc à même de s’entendre pour partager et mutualiser les équipements et ressources. Avec un seul intermédiaire, la Ville optimisera ses interventions et les organismes réaliseront des économies en plus de bénéficier de meilleurs équipements… Faire plus et mieux ensemble!
 
Qu’advient-il des organismes oeuvrant dans le secteur de la Santé et de l’Éducation?
Les organismes et organisations en Santé et Éducationne peuvent être accrédités par la Ville. Ce n’est pas de sa compétence directe. Par contre, ce sont des partenaires majeurs avec qui nous travaillons de concert sous forme de protocole d’entente dans le cadre, par exemple, d’événements, d’équipements ou de locaux, et ce, après l’évaluation de l’intérêt et des retombées auprès des citoyens. Le principe de gratuité pour les moins de 18 ans s’applique aussi.