Bernaches du Canada

Les bernaches ou communément appelées « outardes », comme les canards et autres animaux sauvages, ne doivent pas être nourris, car cela peut nuire à l’environnement, à notre habitat, à la santé de ces animaux et modifier leur comportement.

Le nourrissage des bernaches est déconseillé. Herbivores, elles ne sont pas adaptées à la nourriture destinée aux humains, ce qui peut nuire à leur santé.

En s’habituant à la présence humaine, elles deviennent moins craintives, plus vulnérables aux collisions et peuvent adopter des comportements agressifs. Elles risquent également de perdre leurs instincts naturels de migration et de recherche de nourriture.

Le nourrissage favorise aussi le surpeuplement dans les parcs, entraînant une accumulation d’excréments, la dégradation des milieux et la contamination de l’eau, propice à la prolifération de bactéries.


Saviez-vous qu’une bernache du Canada adulte mange jusqu’à 1,8 kg (4 lb) d’herbe par jour et libère jusqu’à 0,9 kg (2 lb) de matières fécales quotidiennement?

Il ne suffit que de quelques minutes pour constater que les pistes cyclables, les sentiers et les parcs en sont jonchés.

Lorsque les bernaches du Canada parviennent à nicher dans un endroit, elles reviennent généralement au même site de nidification année après année tout comme leurs petits. Si elles ne sont pas contrôlées, les populations de bernaches dans les zones urbaines pourraient doubler en quelques années. Les bernaches du Canada pondent d’ordinaire de trois à six œufs par année et leur durée de vie peut atteindre 24 ans.

Si des bernaches vont sur votre terrain, c’est parce que quelque chose les attire : nourriture, site gazonné, plans d’eau, structures propices à la nidification (îles, toits, etc.).

Bien qu’on vous invite à la tolérance, de simples trucs peuvent dissuader la sauvagine de prendre possession de votre chez-vous ou de certains espaces publics :

  1. Respecter la réglementation en laissant 10 m de berge à son état naturel. Laisser pousser les herbes naturelles à une hauteur minimum de 1 pied sur la pente de la berge aux endroits où la Ville ne peut respecter la zone de 10 m.
  2. Modifier l’habitat et empêcher l’accès en mettant une clôture de 1 pied, 1,5 pied de hauteur (et possibilité de laisser pousser l’herbe).
  3. Naturaliser les bandes riveraines par la plantation d’arbres, arbustes et plantes herbacées. Éviter les espaces verts permettant un atterrissage des bernaches sans obstacles, plantez des arbres ou ajouter du mobilier urbain à vos aménagements.

Si votre terrain n’est plus attirant, les petites familles vont se trouver un autre lieu plus accueillant! L’espèce ne suscite aucune préoccupation de conservation à l’heure actuelle. Toutefois, l'oiseau est protégé en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCOM).