Végétaux indésirables et envahissants

Les plantes envahissantes, particulièrement les exotiques, sont plus performantes et compétitives. Elles prolifèrent au point de nuire aux plantes indigènes, à la biodiversité, à l’équilibre de notre écosystème et même à l’utilisation d’espaces verts. Il est essentiel d’identifier ces plantes nocives qui peuvent avoir un impact économique considérable, causer l’extinction d’espèces indigènes et contaminer sournoisement nos paysages…

Quelques espèces envahissantes

Véritable peste végétale, la renouée du Japon (" Reynoutria japonica ") est ultra envahissante. Les puissantes racines toxiques pour les autres végétaux de cette plante exotique peuvent s’étendre jusqu’à 2 m de profondeur et 7 m de large. Elle se propage rapidement et dresse des haies qui isolent. Elle est presque impossible à éradiquer. Il est donc primordial de ne pas la déplacer.

Conseils et astuces pour la contrôler :

  • Signaler la présence de la renouée japonaise à votre municipalité.
  • Agir dans les plus brefs délais pour éviter sa propagation en l'arrachant avec minutie et consciencieusement :
    • Jeter tous les résidus de la plante (tiges, feuilles, racines, terre, etc.) dans des sacs noirs et les disposer dans la collecte des déchets.
    • Ne pas la composter et ne pas la disperser dans l'eau.
    • Nettoyer tous les équipements qui ont été en contact avec la plante (gants, souliers, pelle, pneus de voiture, etc.).
  • Assurer un suivi rigoureux.


Plante non répertoriée sur le territoire de Salaberry-de-Valleyfield. Ne pas la confondre avec le panais sauvage (très présent lui)

En plus d'être envahissante, elle est nuisible pour la santé et l’environnement. Elle peut provoquer de graves réactions cutanées semblables à des brûlures. Le contact avec la sève, suivi d’une exposition au soleil, peut provoquer l’apparition d’érythème et d’œdème locaux (peau rouge et enflée), des ampoules ou encore des lésions cutanées parfois graves ressemblant à des brûlures de premier ou de deuxième degré. Les symptômes peuvent se développer jusqu’à 48 heures après l’exposition à la sève. Une pigmentation brune ou des cicatrices peuvent subsister même après la guérison.

La berce du Caucase aime les milieux perturbés et humides (ex. : les fossés, le bord des cours d’eau, des routes, des chemins de fer…), mais elle peut aussi se retrouver dans d’autres habitats tels que les champs et les terrains vagues. Chaque plante peut facilement produire 20 000 graines, voir même jusqu’à 100 000. Très compétitive, elle peut coloniser rapidement le milieu au détriment de la flore indigène.

Comment la reconnaître?
Voici les principaux caractères pour la distinguer :

  • La grande taille (2 à 5 m) de la berce du Caucase. La berce laineuse dépasse rarement 2 m.
  • La présence de nombreuses taches pourpres sur les tiges de la berce du Caucase.
  • Les feuilles de la berce du Caucase sont très grandes (jusqu’à de 3 m de longueur et 1,5 m de largeur).
  • Les ombelles de la berce du Caucase sont beaucoup plus grosses (20 à 50 cm) et sont constituées de plus de fleurs (50 à 150 rayons) que celles de la berce laineuse.

Comment la signaler?
Pour signaler la présence de berce du Caucase, veuillez enregistrer votre observation avec l’outil Sentinelle ou remplir le formulaire du MDDELCC. Il est essentiel de photographier le plant pour permettre aux professionnels du Ministère de confirmer votre observation.

Veuillez également aviser la Ville de la présence de cette plante exotique envahissante.

Le panais sauvage est une plante toxique qui s'apparente à la berce du Caucase. Elle est présente en grandes quantités un peu partout au Québec et particulièrement au sud de la province, notamment à Salaberry-de-Valleyfield. La sève du panais sauvage ou panais vénéneux peut causer de graves brûlures.

Si vous entrez en contact avec la sève du panais sauvage, il suffit de ne pas s'exposer au soleil pour éviter des lésions corporelles. Le contact initial avec la plante est indolore; les symptômes apparaissent seulement après quelques heures.

Comme cette plante est très abondante, surtout sur les talus le long des routes, des autoroutes et des pistes cyclables, on ne peut penser l’éradiquer. L’idéal est donc de savoir la reconnaître pour éviter d’entrer en contact avec elle. Si on ne peut l’éviter, il est important de bien se couvrir pour prévenir tout contact avec la sève.

Comment le reconnaître?

  • Hauteur allant de 0,5 m à 1,5 m.
  • Feuilles composées en paires, avec des folioles très dentées qui poussent à l’opposé les unes des autres sur la tige, et d’une foliole en forme de diamant à l’extrémité.
  • Fleurs vert-jaunâtre formant des grappes en forme de parasol et larges de 10 à 20 cm. Elles se transforment en fin de saison en graines rondes et brunes.
  • Tige verte et lisse de 2,5 cm d’épaisseur légèrement poilue.

Quoi faire en cas de contact avec la sève?

  • Lavez l’endroit touché avec du savon,
  • Rincez abondamment à l’eau claire,
  • Lavez-vous les mains,
  • Garder votre peau à l’abri de la lumière.

L’herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia L.) représente une préoccupation significative pour le réseau québécois de la santé publique depuis plus de 30 ans. Elle constitue la plus importante cause de rhinite allergique saisonnière dans tout le nord-est de l’Amérique du Nord et serait responsable d’environ 75 % des allergies aux pollens, affectant environ 1 Québécois sur 10.

L’herbe à poux est une plante annuelle envahissante très répandue au Québec, particulièrement dans la vallée du Saint-Laurent. Un seul plant d’herbe à poux peut produire plusieurs millions de grains de pollen très légers qui seront facilement transportés par le vent et qui risqueront d’être inhalés par l’humain. La plus grande quantité de ce pollen se déposera dans un rayon de 1 km du plant. De plus, un plant peut produire jusqu’à 3 000 graines qui ont la capacité de survivre dans le sol plus de 40 ans.

Comment contrôler l'herbe à poux?
Plutôt que de couper les plants en fleurs, arrachez-les. Une fois arrachés, déposez les dans un sac à ordures pour éviter de disséminer les graines ce qui permettra de réduire l’apparition des plants l’année suivante.

Source : ministère de la Santé et des Services sociaux


Cette plante aime les milieux humides, les rives des plans d’eau et les fossés agricoles, mais peut aussi coloniser des milieux plus secs. Avec sa tige souterraine qui s'agrandit de plusieurs mètres par année et sa production de plusieurs milliers de graines annuellement qui se propagent, elle forme des peuplements denses (5 m de hauteur, densité de 200 tiges par m2) couvrant plusieurs hectares. C'est une véritable menace à la biodiversité.

Comment le contrôler?

  • L’extraction mécanique consiste à couper la tige sous la surface du sol ou sous l’eau. Il est recommandé de pratiquer plusieurs passages dans la saison estivale, ou un passage à la fin-juillet, si les ressources sont limitées.
  • Le bâchage nécessite la fauche des plants puis leur recouvrement par une toile géotextile pour plusieurs mois. Au retrait de la toile, il est essentiel de revégétaliser le site avec des plantes indigènes.
  • La fauche répétée est une méthode fréquemment utilisée pour l’entretien des fossés. Elle doit être faite à la fin-juillet ou début d’août. Le nettoyage de l’équipement doit se faire sur le site afin d’éviter la dispersion des graines.
  • En disposer au bac de déchets.
  • Ne jamais la composter!
  • Signalez sa présence avec l'outil de détection Sentinelle du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

Plantes envahissantes sur votre terrain. Quoi faire? 

L'Escouade verte de la Ville est là pour valider la présence de la plante, vous informer sur la problématique et vous conseiller pour la contrôler. La Ville ne peut contraindre un citoyen à retirer cette plante. Si la plante se trouve de part et d'autre d'une propriété, les voisins doivent s'entendre sur l'intervention à réaliser.

Fiches informatives sur les végétaux envahissants nuisibles

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