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Plan de déneigement

Le plan de déneigement établit des pratiques visant une meilleure synchronisation des opérations de déneigement et de déglaçage pour compter sur un réseau routier efficace. Ce plan permet d’uniformiser le niveau de service tout en tenant compte des coûts annuels, de la sécurité de tous les usagers du réseau routier et des places publiques et du respect de l'environnement. Le plan de déneigement présente des procédures de travail bien établies que ce soit pour le chargement de la neige, le déglaçage, le choix de fondant ou d’abrasif, et tient compte des heures de pointe, des artères principales, des concentration de commerces et de services privés et publics, de la période du temps de fêtes, etc.

Inventaire

Le réseau municipal compte 300 km de rues, ruelles et artères principales, à double voie de circulation, mais aussi 150 km de trottoirs, 58 000 m² de stationnement répartis sur 60 sites de stationnements, 6 bâtiments, 20 abribus et plus de 1 200 bornes d’incendie!

Plan de deneigement

Durée des opérations

Le plan de déneigement permet de faire le tour complet du territoire en 6 h. Si les précipitations persévèrent, les équipes poursuivent sans interruption, de façon à ce que le déblaiement soit terminé au plus tard 12 h après la fin de la chute de neige. Lorsque les précipitations cessent, dès 23 h et la nuit qui suit, les équipes se remettent en route pour refaire le tour complet des secteurs incluant les rues, stationnements et trottoirs ciblés par le programme de déneigement.

Dès que 5 cm de neige sont tombés, les employés municipaux et les entrepreneurs privés, sont mobilisés et prêts à agir pour déblayer la neige et cela durant toute la précipitation. Un chasse-neige est en opération dans chaque secteur, et ce, en même temps. Au besoin une épandeuse est aussi mise en opération. Les stationnements publics, eux, sont déneigés dès qu'ils sont libres.

Carte Plan de deneigement

Priorisation des rues

En respect du plan des bonnes pratiques d’entretien hivernal, la stratégie de priorisation s'établie selon certains critères : flux de circulation, hôpital, écoles, centres de services, entrées/sorties des quartiers, etc.

Sécurité et efficacité priment donc pour prioriser les rues de la ville.

I. Artères prioritaires déneigées en tout temps

Lors de très grosses tempêtes, il faut parfois intervenir 3-4 fois de plus pour déneiger ces artères avant d’intervenir une seule fois sur une artère de priorité III. Cela rallonge bien entendu le temps nécessaire au déneigement de tout le territoire. Vont suivre le déblaiement des trottoirs et des bornes-fontaines. Ex. : chemin Larocque, avenue du Centenaire, rues Académie, Grande-Île, Alexandre, Maden, etc.

II. Rues collectrices aux quartiers

Rues donnant accès aux rues de quartier.

III. Rues de quartier

Premiers passages pour permettre la circulation (véhicules d'urgence) et éviter l'accumulation. Passage de finition la nuit alors que la rue est libérée.

Déneiger, déglacer, ramasser... Pendant la période hivernale, la Ville doit rendre accessible aux piétons une très grande partie de ses trottoirs, soit environ 150 km.

Grâce à la Politique de déneigement, des critères de déblaiement des trottoirs et des voies piétonnes ont été établis afin d’assurer aux piétons, de façon sécuritaire et continue, l’accès aux points de commerces et de services compris sur le territoire municipal.

Une technique de salage très efficace...

Plusieurs études démontrent que le sel de voirie peut être épandu durant une chute de neige avant même que les chasse-neige ne fassent leur travail. Le but est de faire pénétrer le sel sous la couche de neige en vue de former un microclimat humide près du pavage et de produire une réaction chimique sel/humidité pour créer une saumure (solution aqueuse de sel) sous la neige. Le sel de route doit donc rendre la chaussée moins glissante et non faire fondre la neige.

Le passage du camion-saleur avant le chasse-neige n’est donc pas une erreur, mais plutôt l’opération à préconiser. Cette opération permet de redonner un effet antidérapant à la chaussée, mais surtout de décoller la neige du pavage. Lorsque le chasse-neige aura tassé la neige, le pavage sera déjà déglacé et ainsi non recouvert de neige durcie et difficile à décoller.

Dans le cas contraire, le sel ne serait pas humidifié et n’aurait pas le même impact. Il pourrait même créer une glace épaisse. Contrairement à l’idée populaire qu’on peut avoir, cette technique est reconnue.

Où épandre?

L’épandage est réalisé aux endroits tels que : les artères commerciales du centre-ville, les rues principales, les courbes, pentes et intersections en priorité et l'opération complète demande cinq à six heures.

Depuis quelques années, les méthodes d’entretien hivernales de la Ville ont été révisées et mises à jour. Ainsi, ±3 000 tonnes de sel sont utilisées contrairement aux années antérieures dont le tonnage a déjà dépassé les 5 000 tonnes. Cette économie est réalisée grâce au sel déposé sur la chaussée avant le passage du chasse-neige, mais également au fait que le sel est déposé au milieu de la chaussée. Les rues ayant souvent une forme légèrement convexe, cette procédure permet l’écoulement de ladite saumure vers les bords ce qui économise le temps d’épandage en ne passant qu’une seule fois dans la même rue.

La Ville de Salaberry-de-Valleyfield s'assure d'effectuer les opérations hivernales d'entretien avec les meilleures pratiques existantes selon les conditions météorologiques en vigueur et ce, afin d'assurer un réseau routier sécuritaire au moindre coût.

Chargement de la neige

L'enlèvement de la neige engendre des coûts élevés et occasionne une pollution générée par les carburants utilisés par les équipements. C'est pourquoi, la Ville entend ne plus charger et transporter autant de neige inutilement, s'il y a de la place en bordure des rues ou sur les terrains. Lors des travaux de ramassage habituel, il est possible que celle-ci soit soufflée en bordure ou sur les terrains au lieu d'être chargée dans des camions.

Ces nouvelles habitudes devraient faire économiser temps et argent, en plus de réduire l'émission de gaz à effet de serre causés par les fréquents allers et retours des camions au dépôt de neige usée.

Quand déblaie-t-on la neige?

Centre-ville : systématiquement après la fin d’une tempête afin de faciliter les activités commerciales.

À l’extérieur du centre-ville : pas systématiquement, car le coût d’un seul enlèvement, pour les rues où cela est prévu, s’élève à 45 000 $. Les professionnels du déneigement ont donc la responsabilité d’évaluer le plus justement ces interventions en trouvant le compromis entre économie et service aux citoyens. Ils gardent un œil constant sur la météo afin de réévaluer quotidiennement la situation et de s'y adapter.

Selon quels critères?

Les professionnels doivent s’assurer que la circulation n’est pas compromise sur la chaussée et sur les trottoirs. Ils évaluent l’espace que prend le banc de neige et la météo à venir. Si une chute de neige est prévue, l’espace disponible sera-t-il suffisant pour accueillir le volume anticipé? Annonce-t-on des températures positives qui réduiront naturellement le banc de neige? Y aura-t-il du soleil?

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