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Agrile du frêne

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L’insecte envahisseur et ravageur détecté ici

La Ville de Salaberry-de-Valleyfield appelle les citoyens à se mobiliser pour lutter contre l’agrile du frêne, ralentir sa progression et sauvegarder plus de 5 500 frênes, excluant les parcs et boisés, qui peuplent notre forêt urbaine, dont 4 000 sont sur terrains privés. Il faut passer à l'action pour protéger et préserver notre si précieuse forêt urbaine.

Que fait la Ville?

La Ville assure le soin de ses frênes et poursuit ses efforts de surveillance de la propagation de l'agrile. En plus, dans le cadre de son plan de gestion de l'agrile du frêne, elle effectue le recensement et l'évaluation de l'état de santé général de tous les frênes privés sur son territoire en y dédiant un spécialiste de l’Escouade verte que les citoyens peuvent solliciter.

Votre arbre est-il en danger?

Vous avez un frêne sur votre terrain? Alors, oui! Votre arbre est assurément à risque face à l’agrile du frêne, insecte envahisseur et ravageur détecté sur le territoire.

Par où commencer?

Sollicitez l'expertise de l'Escouade verte : 450 370-4820. Évaluation et recommandation gratuites détermineront l’action la plus appropriée selon l'état de l'arbre afin de prévenir ou de lutter contre l’agrile.

Places limitées - Service gratuit : inscription valable d'une année à l'autre selon la capacité de l'Escouade verte à répondre aux demandes.

Quels sont les risques de ne rien faire et de laisser l’agrile se propager?

Avec 4 000 arbres privés recensés sur les 5 500 frênes du territoire, les propriétaires de frênes sont essentiels dans le combat contre cet ennemi commun qu’est l’agrile. Sans mobilisation et sans protection, les citoyens perdront leurs arbres et devront procéder à leur abattage pour éviter qu’ils tombent sur une maison, chez un voisin, dans la rue, sur quelqu'un... Plus largement, Salaberry-de-Valleyfield perdra une partie de sa forêt urbaine, verra son couvert forestier se réduire et devra renoncer aux nombreux et essentiels bienfaits apportés par ces milliers arbres.

Frene saint timothee

Reconnaître les frênes

En Amérique du Nord, 16 espèces de frênes poussent naturellement. De ces espèces, nous retrouvons trois espèces dans les forêts du Québec : le frêne d’Amérique (Fraxinus americana), le frêne rouge ou frêne de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica) et le frêne noir (Fraxinus nigra). En milieu urbain, plusieurs autres espèces et cultivars horticoles constituent notre ambiance paysagère. D’une grande beauté, leur présence est importante dans nos paysage urbains.

De grand déploiement, ils peuvent atteindre 15 à 20 mètres de hauteur (environ 45 à 60 pieds) et vivre plus de cent ans. Les feuilles de frêne sont composées de 5 à 11 folioles et la disposition opposée des feuilles sur les branches est le principal caractère distinctif des frênes. Les fruits du frêne sont des samares verdâtres allongées regroupées en grappe, souvent abondantes.

Toutes les espèces et cultivars de frênes indigènes au Québec sont attaqués par l’agrile du frêne et la majorité des individus vont y succomber rapidement.

Page web agrile et ravageurs

Reconnaître une infestation

Un « signe d’infestation » est un indice physique de la présence de l’insecte sur l’arbre. Les principaux signes confirmant la présence de l’agrile du frêne sont les suivants :

  • Galeries larvaires en forme de « S » très prononcés
  • Trous de sortie de l’insecte adulte en forme de « D »
  • Trous de pics et enlèvement d’écorce par les écureuils
  • Encoches d’alimentation sur le feuillage
  • Présence de la cochenille virgule du pommier
  • Branches à la cime de l’arbre dégarnie de feuilles
  • Présence de pousses adventives sur le tronc de l’arbre ou à sa base (gourmands)

En savoir plus : Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes.

Autres insectes ravageurs du frêne

Mis à part l’agrile du frêne, d’autres insectes de différentes familles peuvent causer des dommages aux frênes s’attaquant généralement aux frênes stressés ou dépérissant. L'agrile du frêne crée des ravages non sélectifs, alors que les autres insectes ont des effets généralement restreints dans quelques foyers d’arbres seulement.

Vaincre l'agrile : trois options s'offrent à vous selon l'état du frêne

Il est important que notre vision de l’arbre passe d’une vision esthétique à une vision axée sur la biodiversité et les services écologiques que les arbres nous rendent. Un jeune arbre planté à la place d’un arbre mature prend des dizaines d’années à remplir les mêmes fonctions, à avoir la même contribution. Il faut donc considérer ces pertes dans nos écosystèmes urbains d’où l’intérêt des traitements préventifs pour protéger pour autant d'années que possible les frênes.

Vous avez un frêne que vous souhaitez protéger? Faites un traitement préventif.

Les traitements

Actuellement au Canada, quatre produits sont homologués pour lutter contre l’agrile du frêne : Acecap (acephate), Confidor (Imidaclopride), Ima-Jet(Imidaclopride) et TreeAzin (Azadirachtine).

Ces traitements se font par des spécialistes qui doivent détenir le certificat d’enregistrement en vertu du règlement municipal 222 sur les pesticides. - Liste des entrepreneurs certifiés et spécialisés.

Des quatre produits existants, seul le TreeAzin peut être utilisé et appliqué par un entrepreneur qui détient un certificat d’enregistrement sans que vous, comme citoyen, soyez dans l’obligation de procéder à une demande de permis temporaire.

TreeAzin, biopesticide

Application

Le TreeAzin, qui s’est démontré efficace contre l'épidémie, est un vaccin qu’il faut appliquer, injecter, tous les deux ans afin de se prémunir des dommages causés par l’agrile et d’assurer la survie de l’arbre. Le traitement doit être effectué entre le 1er juin et le 31 août seulement.

Coût

Son coût dépend du diamètre de l’arbre à 1 m du sol, est en moyenne de 300 $ pour deux ans, soit un coût bien inférieur à celui d’un abattage, en plus de sauver l’arbre.

Succès

Il est possible de sauver un frêne infesté, à condition qu'il ne soit pas attaqué à plus de 30 %.

Biopesticide

Le TreeAzin est un insecticide fabriqué à base d’un produit naturel. Ce biopesticide est issu des graines du margousier (ou neem), arbre tropical. À l’instar de l’Ontario et de la Ville de Montréal, Salaberry-de-Valleyfield reconnait cet insecticide systémique végétal naturel avec un statut de biopesticide, suite aux avis de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada (ARLA), de Ressources naturelles Canada et du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

OBLIGATION - Si vous octroyez un contrat à un entrepreneur qui offre des traitements avec les trois autres pesticides (Acecap (acephate), Confidor (Imidaclopride), Ima-Jet (Imidacloride)), il est de VOTRE RESPONSABILITÉ de vous assurer qu’il possède son certificat d’enregistrement délivré par la Ville ET VOUS DEVEZ VOUS AUSSI déposer une demande de permis temporaire pour son application.

Signalez vos traitements et les insectes

Si vous effectuez un traitement préventif d’un ou plusieurs de vos frênes, nous vous encourageons à en informer le service de l’environnement et des travaux publics afin de permettre le géoréférencement des arbres protégés sur le territoire qu’ils soient du secteur public ou privé.

Si vous identifiez l’insecte ou voyez les symptômes de sa présence sur un arbre : contactez la Ville sans délai.

La plantation de succession consiste à planter un arbre à proximité du frêne afin que celui-ci soit bien établi et prêt à prendre la relève lorsque le frêne devra être abattu. Planifiez l’abattage du frêne lorsque celui-ci aura dépéri et que plus de 30 % de ses branches seront mortes.

Si vous désirez conserver l’arbre le plus longtemps possible, nous vous conseillons de procéder à une évaluation plus détaillée réalisée par un professionnel qualifié avant d’investir dans un traitement au TreeAzin.

Pour les frênes en MAUVAIS ÉTAT, il est conseillé d’abattre rapidement l’arbre et de le remplacer ensuite par une nouvelle plantation.

  1. Abattage d'arbre : préalablement à tout abattage, un permis (gratuit) doit être obtenu auprès du Service de l’urbanisme.ATTENTION AU DÉPLACEMENT DES BOIS CONTAMINÉS! Afin d’éviter la propagation de l’agrile du frêne, tous les travaux d’abattage ou d’élagage doivent être effectués entre le 1er octobre et le 15 mars et les résidus doivent être traités correctement. En dehors de cette période, lors de travaux d'urgence, tout le bois de frêne doit être laissé sur place afin d’en disposer durant la période permise.

    FAITES AFFAIRE AVEC UN ARBORICULTEUR PROFESSIONNEL

  2. Conseils sur la plantation : Le bon arbre au bon endroit.

Liste des entreprises certifiées en date du 11 juin 2020

EntrepriseTéléphoneNEQ

Certificat d'enregistrement

Statut
Arbres et passion inc514 754-0641NEQ 116 500 2859ENV-PC-2020-023Conforme
Arborescence514 972-7102NEQ 116 510 1358ENV-PC-2020-022Conforme
Bio-Contrôle Arboricole514 432-0838NEQ 117 039 3350ENV-PC-2020-019Conforme
Les entreprises forestières AMTECH450 444-0400NEQ 114 186 6534ENV-PC-2020-020Conforme
Service Arbolab inc514 926-2346NEQ 116 884 8969ENV-PC-2020-021Conforme
Services d'arbres Primeau inc1-866-662-3683NEQ 116 100 0428ENV-PC-2020-018Conforme

Information et demande de permis

Contact et information

Information

Pour toute urgence reliée au Service de l'environnement et des travaux publics, composez le 450 370-4820, 24 h / 24 h, 7 jours sur 7.

Le comptoir de service est fermé. Merci d’utiliser les services en lignes et nous contacter par téléphone.

Toutefois, s’il n’y a pas d’urgence, il est possible d’utiliser les Services en ligne et votre requête sera traitée dès l’ouverture des bureaux.

Contact
Coordonnées
275, rue Hébert - 1er étage
Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6S 5Y9
Horaire
Lundi au jeudi : 7 h 00 à 17 h 00
Vendredi : 7 h 30 à 16 h 30

État des lieux et solutions

État de la situation en août 2019 à Salaberry-de-Valleyfield concernant l'agrile du frêne.
Apprenez-y aussi les solutions qui s'offrent à nous.

Historique

L’agrile du frêne a été détecté pour la première fois en Amérique du Nord en 2002, mais probablement qu’il serait arrivé sur le continent au moins une dizaine d’années plus tôt. Ce coléoptère originaire de l’Asie s’est révélé hautement destructeur. Depuis son arrivée, il a détruit des millions de frênes et CONTINUE de se propager dans de nouvelles régions, causant des dommages économiques et écologiques considérables.

Les scientifiques du Service canadien des forêts (SCF) estiment que les coûts des traitements, d’enlèvement et de remplacement des arbres affectés par l’agrile du frêne dans les municipalités canadiennes peuvent atteindre 2 milliards de dollars sur une période de 30 ans. Les importants impacts écologiques de la mortalité des frênes sur les organismes aquatiques, les oiseaux et la végétation du sous-bois attendus sont présentement à l'étude.

(Source : Ressources naturelle Canada)

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